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La fibule, Tizerzaï en berbère, est peut-être plus ancienne que l'idée d'ornementation personnelle. Les plus anciennes étaient en os ou en pierre polie. En Chine (-3.000), les nomades utilisaient de simples agrafes, c'est alors un simple outil. Les Étrusques sont peut-être les premiers à en faire des bijoux de haute valeur. Par la "Route des Argonautes" le long du Pô, ils arrivèrent chez les Celtes. Les Phéniciens les répandirent tout au tour de la Méditerranée. Ils tenaient l'art des métaux des Mycéniens. L'occupation assyrienne de Tyr les obligea à fonder Carthago, de là leurs objets arrivèrent jusqu'au Draa.

 

Les thèmes du croissant, le triangle renversé, la main, le triangle coiffé d'un cercle et la tête de bélier reviennent souvent dans la forme même ou dans le graphisme des fibules au Maroc, encore largement répandues. Ces thèmes sont très anciens et remontent à la Mésopotamie, le signe du croissant était lié au culte lunaire de Sin, représenté également par des cornes qui réfèrent alors aux deux pointes du croissant ou au bélier représenté dans toutes les anciennes civilisations. Chez les Sumériens (-3.000) le dieu de l'eau, Ea, était un étrange animal avec une tête de bélier et un corps de poisson. Le bélier était aussi très répandu en Afrique du nord et même au Maroc, dans la vallée du Draa certaines chansons implorent le Bélier et la Brebis. On retrouve le croissant autour d'un cercle à Carthago.

Le symbole de la main est présent dans toute l'Afrique du Nord, on l'utilise depuis des millénaires dans beaucoup d'anciennes cultures pour éloigner le mal. On retrouve la main sur les gravures du Tassili et les stèles puniques. Dans l'écriture pictographique des Sumériens, le mot "femme" était traduit par un triangle renversé. Au Maroc, le triangle évoque toujours l'image féminine associée à l'idée de fécondité. Un triangle surmonté d'un cercle représente la dualité lune et soleil (ou femme et homme ?). Trois petits trous évoquent des grains et évoquent aussi la fécondité. Les graphismes au nombre de sept, évoquent en Mésopotamie le ciel et ses sept espaces.

Leurs formes, rigoureusement géométriques, cachent une symbolique complexe et souvent indéchiffrable qui puise ses racines dans le patrimoine sémantique commun à toutes les civilisations anciennes.

 

La technique du moulage qui remonte à l'ère de bronze dans le bassin Méditerranéen, consiste à couler de l'argent fondu dans un moule de terre ou de sable; quand le métal refroidi a pris la forme du moule, l'artisan l'extrait et le réchauffe pour parfaire sa forme.

La technique du cloisonné remonte aux Sumériens, qui furent les premiers aussi à cloisonner les pierres. Des bagues cloisonnées de Ur remontent à -2500.

 

La technique du niellage fut largement utilisée par les Mycéniens pour décorer les lames de poignards. Le nielle est obtenu d'un mélange de sulfates de cuivre et d'argent. Réchauffés ensemble ils produisent une substance noire, ou bleu grisâtre que l'artisan insère dans le dessin ciselé.

 

 

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